Cohabitation réussie entre humains et hirondelles

of Muel –13 octobre 2016

Cohabitation réussie entre humains et hirondelles

Depuis trois ans, la Ville et ses habitants ne ménagent pas leurs efforts pour cohabiter avec les hirondelles. La pergola au-dessus de la terrasse du bar Le Bon ami illustre cette volonté.

Un bilan encourageant

Depuis 2014, en partenariat avec l’association Les P’tites Natures de Brocéliande, de nombreuses actions de sensibilisation et de protection ont été organisées : journées d’animations auprès du grand public, à travers des expositions et ateliers de réalisation de nichoirs ou de protection anti-fientes.Ces actions ont connu un beau succès auprès des particuliers qui ont participé à l’installation des nids ou de protection anti-fientes sur leurs maisons et motivé d’autres habitants à les imiter.La progression constante des nidifications est significative. En 2014, 22 nids recensés dans le centre-ville. En 2015, 31 nids occupés, dont trois nichoirs. Et, en 2016, 43 nids occupés, dont six nichoirs.

Des sauvetages réussis

Les hirondelles, à leur arrivée au printemps, doivent faire face à un problème nouveau pour construire ou rénover leurs nids. Les printemps devenus de plus en plus secs et les revêtements de bitume de plus en plus nombreux, il devient très difficile pour les oiseaux de trouver la boue nécessaire à la solidité des nids.

Dès lors, ils cassent et tombent avec les poussins. Cette nouvelle problématique a entraîné plusieurs demandes de sauvetage de jeunes hirondelles aux P’tites Natures.

Après un premier essai positif en 2015, avec un lâcher de trois jeunes hirondelles de fenêtre, l’association a formé, cette année, d’autres membres de l’association, notamment La famille Garçon, et des habitants de Muël au nourrissage de juvéniles.

Trois hirondelles rustiques et une hirondelle de fenêtre ont ainsi pu être sauvées et rejoindre leur colonie. « J’ai amené les oisillons chez moi, raconte Sylvie Garçon. Et je les ai soignés jusqu’à leur envol. Je leur apprenais l’autonomie en les faisant saisir de petits vers que j’embrochais sur un pic. »

Capture

L’histoire du Bon ami

Début juin 2016, le bar Le Bon ami a dû faire face à un problème de cohabitation. En un an, les nids d’hirondelles sont passés de cinq à douze, en haut de sa façade principale.

Certes, au Bon ami, on aime ces oiseaux, mais un peu moins les salissures crassant la vitrine et la terrasse. Les P’tites Natures, la mairie et la propriétaire des lieux se sont réunis afin de constater les dégâts.

La décision est simple et la mise en oeuvre rapide : il faut simplement remplacer les protections anti-fientes, trop espacées, par une protection en harmonie avec la thématique du bar. Une pergola en bambou, que l’on peut aisément prendre pour une décoration estivale, est installée sur toute la longueur de la terrasse.

Dès lors, les clients se trouvent protégés de la chute éventuelle de fientes ou d’oisillons tombés des nids et bénéficient d’une terrasse ombragée.

« Les hirondelles sont reparties. L’été s’est bien passé, la pergola a très bien marché. Je suis très satisfaite », assure Anne Lochet, avant d’ajouter sur le ton de la plaisanterie : « Au début du printemps, avant l’installation de la pergola, j’ai dû remettre quatre ou cinq fois la tournée à des clients ayant reçu des fientes dans les verres. Ça ne pouvait pas durer… »

Les chauves-souris

Après avoir été déclarée commune refuge pour les hirondelles, Muel a entamé la même démarche pour les chauves-souris.

Le dernier conseil municipal a en effet approuvé la convention proposée par le groupe Mammalogique Breton (Gmb), en partenariat avec l’association Les P’tites Natures de Brocéliande, concernant l’établissement de refuges pour les chauves-souris sur les bâtiments communaux. Cela permettra de garantir la pérennité des colonies de chauves-souris installées dans ces locaux.